L’amour

L’Autre n’a pas le pouvoir de briser mon coeur, c’est moi qui laisse l’autre le briser. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Je ne te donne pas mon coeur, je te fais de la place dans le mien. La nuance est fondamentale. ⠀⠀⠀⠀⠀
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Te donner mon coeur voudrait dire que je te donne l’entière responsabilité de faire de moi ce que tu veux au risque de le briser si tu en as envie.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Te laisser une place dans mon coeur c’est te donner la responsabilité d’y entrer si tu en as envie et d’y rester si tu t’y sens bien. A moi de t’offrir la meilleure place et de veiller à ce que cet écrin soit traité comme il se doit. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀

C’est le principe de on-off. Il n’est pas possible d’être en même temps dans la souffrance et dans l’amour. L’amour est contacté dans l’espace du moment présent. Le moment présent est le seul endroit où règne l’amour. Vous savez que vous êtes dans le moment présent quand vous êtes dans l’amour de vous. L’amour est la nourriture de l’âme.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Dans cet endroit l’EGO n’y a pas sa place. Ce que lui aime c’est : ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– soit revenir dans le passé sous forme de souvenirs mélancoliques, tristes…⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– soit en imaginant un futur plus ou moins idéalo-catastrophique !
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En revenant dans son corps et non plus dans sa tête, on quitte son drame et on revient dans l’amour et le moment présent.⠀

L’amour c’est un état d’être. Aimer l’autre ou soi-même est un apprentissage quand on n’a pas reçu de modèle familial d’amour. Les enfants nous montrent ce qu’est d’aimer. Et nous, parfois ou souvent, nous les modelons pour qu’ils soient comme nous sans forcément se soucier de ce qu’ils pensent ou ressentent. Nous faisons cela sur nos enfants et notre chéri-e. Et ce qui engendre des disputes c’est le non amour de l’autre dans notre coeur parce que notre coeur est fermé pour cause de souffrance passée.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Dans les situations de conflit, exprimer des besoins et non des reproches. Quand j’exprime un besoin je me donne de l’amour quand j’exprime des reproches je ferme mon coeur à moi et à l’autre. ⠀

Alors on va pas se mentir, nous sommes sur terre pour guérir les blessures de notre âme. Et ça c’est un job à plein temps de toute une vie. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Mais Sandrine comment est-ce que je les détecte ? ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Une blessure arrive quand je réagis à une situation. Quelqu’un me dit quelque chose et je suis dans la réaction. Je me mets en colère, je deviens triste, énervé-e, j’utilise n’importe quelle émotion « souffrante ». Là … tu sais que c’est ton EGO qui parle ! Il te fait revivre une situation déjà vécue avec « papa » et « maman ». L’univers t’envoie cette expérience, ce cadeau, pour te permettre de guérir ta blessure. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Bon, comment ça le cadeau ne se voit pas de suite ;)⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Va un peu plus loin que la situation apparente, lorsque tu as une émotion « souffrante », regarde :⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ce dont tu as besoin⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ce que tu reproches à l’autre en général c’est ce don tu as besoin⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– car tu es entrain de revivre la même scène que lorsque tu étais petit-e.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– Regarde ton enfant intérieur car il a besoin de l’amour de papa et maman sauf qu’ils ne sont plus là. A TOI maintenant de nourrir ton enfant intérieur de cet amour qui lui manque là maintenant. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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ET CET AMOUR NE PEUT SE DONNER QUE DANS LE MOMENT PRESENT.

La chose la plus importante à dire

J’ai vécu dans une famille avec des parents très aimants. Mes parents s’aimaient profondément mais ne montraient pas forcément leur amour, pas de bisous ni de mots tendres donnés ou exprimés en public ou même au sein de la famille. Je savais que j’étais aimée sans vraiment l’avoir entendu mais au fond de moi je le savais. Quand j’ai rencontré le père de mes enfants, je me souviens que par fierté, mal placée mais c’est ainsi, je ne voulais pas être la première à dire « Je t’aime ». A époque je pensais que c’était une marque de faiblesse, de vulnérabilité. Cet homme, mon homme d’alors, a eu l’intelligence de me le dire, de me montrer le chemin de l’amour en toute sécurité, en toute authenticité et franchise. Dès lors je n’ai cessé de le dire, à mes enfants, à ma famille, à mes amis-es, ma mère mais malheureusement pas mon père. Il est décédé, quand j’étais adolescente et à cette époque je reproduisais le schéma familial, ne pouvant pas dire ces simples mots

Dire ces mots c’est exprimer tout l’amour pour une personne. C’est lui dire j’aime être avec toi, j’apprécie ce que tu es, je chéris les moments que nous passons ensemble.

De part notre éducation et nos expériences de vie aussi nous avons plus ou moins de difficultés à les prononcer. D’ailleurs certains répondent « idem » ou « moi aussi » ou « tu le sais bien pourquoi tu veux que je te le dise ». Ce qui est intéressant est d’aller chercher pourquoi ils utilisent tous ces subterfuges pour ne pas dire ces trois mots ultra puissant qu’un bas synonyme ne peut égaler.

Pourquoi l’amour fait peur ? Pourquoi une personne se sent-elle étouffée dès qu’elle reçoit « trop » d’amour ? Peut-on recevoir « trop »d’amour ? On en revient toujours à la même chose : nos perceptions ! Elles sont liées à notre éducation et nos expériences de vie qui font que chacun interprète à sa manière ce qui est dit et vu. Chaque personne n’est pas capable de donner et de recevoir la même quantité d’amour, c’est ainsi.

Dire JE T’AIME. Il n’y a aucun conséquence à prononcer ces mots. Lorsque ces mots sont dits avec le coeur, la puissance de cette vibration guérit tous les maux.

Souvenez-vous lorsque vous êtes amoureux : on se sent invincible, les problèmes coulent sur nous comme l’eau glisse sur une peau huilée de coco après un excellent massage. L’amour guérit tout, se sentir aimé-e est ce que chacun d’entre nous recherche inconsciemment. Rendons-le conscient en disant simplement à son chéri, à sa chéri, à son fils, à sa fille, à sa mère, à son père, à toute personne qui nous est chère dans notre coeur, que cette personne soit encore parmi nous ou ailleurs :

JE T’AIME

Le regard est le miroir de l’âme

Simplement il la regarde. Il se noie dans le bleu océan de son iris. Le temps est comme suspendu, il ne s’égraine plus le long de la paroi de ce socle en cristal. Plus rien n’existe autour d’eux juste cette bulle d’amour, une bulle d’énergie cosmique créée à partir d’un regard. 

Elle se tient droite, assise en lotus telle une déesse se tenant devant son alter ego. Il se tient droit dans la même position fier d’être devant le féminin sacré. L’intensité de leur regard suffirait à se dévoiler. Ils sont là, juste là. Il la regarde dans toute sa beauté. La beauté de cette femme est révélée par le regard sublimant de cet homme. C’est parce qu’il la voit avec des yeux d’amour qu’elle est aussi splendide. Les yeux sont le miroir de l’âme. Par cette intensité, ils créent leur univers dans lequel les corps vont danser aux rythmes des mains dans la douceur du toucher. Le toucher du regard est une expérience divine que seul un explorateur adepte des chemins particuliers est capable d’empreinter. Ils se contemplent et reconnaissent en chacun d’eux toute la beauté de leur être. Ils s’honorent en se saluant et en reconnaissant l’être divin dans l’autre. La bulle est alors formée. Cet univers où règne l’amour, la sérénité et le respect vient d’éclore.

Se regarder profondément est comme une méditation. On plonge à corps perdu dans ce regard où il devient vitale de s’y baigner.

Elle se sent nue, vulnérable face à ses yeux bleus d’un bleu qu’on en voit dans les lagons des archipels hawaïens. Le coeur s’accélère, les émotions arrivent.

Ils se voient, enfin.

Ils se revoient, en fait.

La connexion est faite. 

La connexion est prête.

Les obstacles sont là pour nous faire grandir

Un Obstacle, une Difficulté, un Frein, un Emmerdement, le Bordel, le Chaos… appelez-les comme vous voulez. Ce sont toutes ces situations où tout part en vrille ! Et on se dit « mais c’est pas possible , mais qu’est-ce qui se passe là !? »-

Il se passe tout simplement que la vie nous oblige à faire des choix, à nous positionner pour atteindre ce qu’on veut vraiment mais dont on n’a pas forcément conscience. C’est notre âme qui nous parle. Quand on ne l’entend pas, alors elle parle plus fort…

Notre âme nous souffle « Sors de ce bourbier, positionne-toi, exprime-toi, dis ce que tu ressens, ce que tu penses, ce que tu veux, dis-lui que tu n’es pas heureux-se, dis-lui que tu as mal, dis lui ce que tu veux vraiment ! Affirme toi, affirme qui tu es, affirme tes goûts, affirme tes valeurs, montre lui qui tu es, pour qu’il t’aime pour ce que tu es et non ce que tu fais.

Notre EGO accuse les autres de notre malheur, critique, relativise, trouve des excuses, se plaint, joue la victime, le sauveur ou le persécuteur. L’enfer, c’est les autres forcément !

Quand on se dispute, on exprime souvent des reproches avec le TU qui tue parce qu’on ne sait pas faire autrement :

« TU ne m’aimes plus, J’suis sûr que TU as une maîtresse, TU n »es qu’un xxxx …… »

Alors que d’exprimer des besoins est beaucoup plus valorisant pour soi et l’autre…

« JE suis triste car JE me sens délaissée quand tu rentres tard du travail…  »

mais on est incapable de faire autrement, on n’a pas appris la grammaire des émotions…

Les conflits sont une opportunité d’exprimer ce qu’on veut vraiment. au lieu de déverser son fièle sur l’autre, pour le diminuer, pour lui faire autant de mal voire même plus que ce qu’il/elle nous a fait subir. Nous le/la rabaissons pour le/la mettre à notre petit niveau, à la petite image que nous avons de nous.

Dans le CHAOS ne pas surenchérir mais se Dire STOP à haute voix, S’ARRETER … POUR DE VRAI … et RESPIRER.

La respiration est comme la brise qui vient dissoudre les nuages noirs de nos pensées. Quand on est en colère la connexion du canal « lucidité » est coupée. C’est le cerveau grégaire qui prend le relai, il est en mode survie, en mode ATTAQUE ou FUITE.

Respirer c’est retrouver doucement sa lucidité. Le souffle c’est la vie. Prendre le temps de comprendre ce qui arrive, le temps de décoder la situation. Qu’est ce que je ressens ? Quelle partie de mon corps est contractée ? Si je suis en colère que m’apprend-elle ? Où n’ai-je pas été entendu ? Quelle blessure révèle-t-elle, injustice ou trahison … ?

Puis vient le temps de la réparation. Le bateau ne peut être réparé tant que la tempête fait rage. C’est uniquement que lorsque la mer intérieure de nos pensées et de nos émotions est calme que la raison devient le disciple du coeur.

Une décision prise par peur, doutes, colère … n’engendrera que des conséquences négatives et désagréables.

On ne sort grandi d’un conflit que lorsqu’on prend des décisions avec sérénité, amour et respect pour soi.

Dans tous les cas, il n’y a que moi qui vis avec les conséquences de mes décisions. Vaut mieux faire ses choix en toute conscience.

Les trois filtres de Socrate

On raconte que Socrate avait trouvé une stratégie intéressante pour éviter de prêter l’oreille à des médisances. Un jour, quelqu’un vient le trouver et lui dit :

– Sais-tu que j’ai appris une nouvelle qui concerne ton ami !?

– Attend un instant, répond Socrate, avant de transmettre une nouvelle, je voudrais qu’elle passe le test des trois filtres. Tout d’abord celui de la vérité :

As-tu vérifié si ce que tu me racontes est vrai ?

-Non je l’ai seulement entendu dire.

-Alors prenons le deuxième filtre : celui de la bonté.

Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?

-Non, pas du tout, il paraît qu’il a mal agit !!!

-Ainsi tu veux me raconter de mauvaises choses sur mon ami et tu n’es même pas sur que ce soit vrai. Il reste encore le filtre de l’utilité :

Est-ce utile pour moi de savoir ce qu’a fait mon ami ?

-Pas vraiment…

-Alors, conclut Socrate, si ce que tu veux me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, pourquoi me le faire savoir ? D’ailleurs, toi aussi tu ferais mieux de l’oublier.

Cette petite histoire illustre très bien notre façon de fonctionner depuis. Spécifiquement aujourd’hui où l’information va très vite, prêtons attention à notre manière de penser, à notre manière de transmettre une information, à notre manière de communiquer…

Les trois filtres de Socrate est juste une manière différente de tourner sept fois sa langue dans sa bouche : l’information que je veux donner est-elle vraie, utile et bienveillante ? Quelle est l’intention derrière mes paroles … ?